A collection of views


Vlad Caia, Swan Lake - Pluie/Noir Recordings, 2013

Missing my half

Nude on chair, 1944 by Erwin Blumenfeld.

Nude on chair, 1944 by Erwin Blumenfeld.

(Source: una-lady-italiana, via artchiculture)

Branches of an Almond Tree in Blossom (Interpretation in Red), 1890, by Vincent van Gogh

Branches of an Almond Tree in Blossom (Interpretation in Red), 1890, by Vincent van Gogh

(Source: aesthesos, via artchiculture)


Wonderful set from A to Z. love love love 

Masomenos @ Badaboum, Boiler Room video


Velazco x Urpi est le fruit d’une union atypique, le résultat d’une rencontre multiculturelle débordante de folie et d’énergies diverses. Velazco x Urpi, c’est aussi l’association de Sarah Forst, 22 ans, un petit bout de femme Franco-Allemande-Algérienne aux idées bien affirmées, et José Velazco, un Franco-Péruvien du même âge dont le style unique manifeste d’un vif intérêt pour la mode. Le coup de foudre créatif qui s’est abattu sur ces deux voyageurs a donné naissance à une marque de prêt à porter avec des pièces classiques, minimales, ethniques et colorées. Des pièces dans l’air du temps et indémodables à la fois, qui portent en elles la joie de vivre et l’ouverture d’esprit de ses créateurs. La collection Lima-Paris est un savant mélange entre simplicité et frivolités, utilisant des matières nobles importées directement du Pérou et assemblées à la main par des artisans locaux. Il est des rencontres qui bouleversent votre vie, et c’est dans ces moments que l’on a envie de faire confiance à son destin.

Voici donc l’histoire d’une marque pleine de promesses et à laquelle je souhaite toute la réussite qu’elle mérite.

 

Salut Sarah, alors raconte ce qui vous a amené à lancer ce projet?

 

Je suis partie travailler au Pérou, à Lima, pendant 6 mois. Je travaillais chez PromPeru, une agence de promotion affiliée au ministère péruvien des exportations. J’étais dans le secteur textile et joaillerie. Grâce à une cousine, j’ai rencontré José Velazco au tout début de mon séjour au Pérou. Et là, coup de foudre créatif. Je me rappelle très bien, on devait aller voir une expo au MATE à Barranco, c’est l’espace culturel de Mario Testino. On avait décidé de ce plan, un dimanche, pour se rencontrer. Lui, une amie péruvienne et moi. Sauf que l’alarme de la voiture de mon amie est partie en vrille, elle ne s’arrêtait plus ! C’était chaotique ! Du coup, elle nous a dit de nous éloigner et qu’elle s’en occuperait. On s’est posé sur un banc en face de la Costa Verde et on a commencé à parler. On a le même intérêt très fort et depuis longtemps pour les textiles, les matières nobles. Et le Pérou c’est un peu la Mecque des matériaux incroyables : alpaga, coton, laine, cuir … Tous les deux de notre côté cela faisait quelques années que des projets comme le notre nous germaient dans la tête.  Et là, en face de l’Océan Pacifique, je crois que VELAZCOxURPI est né, parce qu’après tout est allé très vite, et maintenant tout ça est mon quotidien.

 

D’où vous est venue l’inspiration de VELAZCOxURPI ? Raconte-nous son histoire

 

Velazco c’est le nom de famille de José et Urpi c’est mon nom de designer, cela veut dire colombe en Quechua, la langue des Incas. C’est hyper imagé ! Du genre, je suis le petit oiseau qui a traversé l’Atlantique ! C’est aussi pour marquer un contraste très fort qu’il y a au Pérou et aussi dans beaucoup de pays en Amérique du sud : le contraste entre l’ancien et le moderne, les natifs et les colons. Velazco, c’est très espagnol. Urpi, c’est Quechua. On va chercher des matériaux ancestraux, folkloriques pour servir une mode très classique. Je pourrais parler de ça pendant des heures. Il y a une forte influence européenne qui est entrain de se perdre. VELAZCOxURPI c’est vraiment une multiplication de contrastes : c’est ça déjà, l’antinomie entre nos matériaux et nos coupes, nos deux nationalités et caractères, travailler avec des artisans qui ont des techniques ancestrales et rendre accessible nos ouvrage à des gens de l’autre côté de la planète. Je pense même qu’il y a des contrastes que l’on n’a pas encore compris ! Mais c’est ça que j’aime, le mélange, la complexité, le partage, c’est beau ! 

Avec José, on est complémentaires, donc voilà, Velazco FOIS Urpi. Ce sont nos ingrédients qui font un super plat !

 

Quelles sont vos inspirations créatives ?

 

Je voyage beaucoup, donc c’est ça qui m’inspire le plus. J’observe beaucoup. Les femmes, les hommes. Comment s’apprêtent-ils ? Comment se font-ils beau ? Je n’y connais rien à la mode, je la suis de loin. Bien sûr il y a des créateurs que je vénère : Stella MacCartney, Phoebe Philo chez Céline mais aussi Dries Van Noten, toute la petite troupe italienne : Prada, MiuMiu, Fendi. En fait ce que j’aime c’est les coupes très classiques mixées avec de l’ethnique, des choses ramenées de voyage. Le Pérou, c’est une mine d’inspiration ! Tout est inspirant. Moi je suis meut par les couleurs, beaucoup. Là bas, j’en ai eu plein les yeux. Il y a beaucoup de femmes qui teignent leurs tissus naturellement avec des graines, des insectes. Leur ouvrage est fluorescent à la fin ! Les couleurs naturelles sont néons là bas ! On aurait tendance à penser le contraire.

Avec José on dessine à quatre mains. Lui, c’est le minimaliste et moi je suis un peu frivole. A la fin, les pièces sont de très belles surprises. 

Finalement, peu importe ce que tu portes sur le dos mais il faut qu’il y ait une cohérence : Dimensions, couleurs ! C’est trop beau chez une femme ! Mon objectif c’est de sublimer la silhouette des femmes et des hommes. Et le confort ! 

Sinon j’ai toujours écouté beaucoup de musique. Du jazz, du trip hop, de l’électro. Mais bref, tu sais bien que tout m’inspire ! Ca peut-être un regard, des couleurs, un son, un sentiment  …

 

Parle-nous de José, ton collaborateur et ami 

 

José est né au Pérou et il y a une quinzaine d’années il est venu vivre en France, à Paris. Donc en fait, il a vraiment la double culture : Franco-Péruvienne. Il reste beaucoup connecté au Pérou puisqu’il y retourne chaque année. Tous les deux d’ailleurs on parle Français mais aussi Espagnol. Il a 22 ans comme moi. Quand je l’ai rencontré il avait commencé depuis trois ans des recherches et avait déjà un sourcing colossal au Pérou : il connaît tout le monde, qui a le meilleur cuir de mouton ? Où trouver les meilleurs joailliers ? …. Il a travaillé en showroom à Paris donc il a cette connexion « mode » que je n’ai pas tellement. Il vit à Paris. Il a un style incroyable ! La dernière fois il a débarqué avec un pantalon de boubou africain et une veste en jean, j’adore ! 

Tous les deux on se comprend bien car on a la même ouverture d’esprit, lui a cette double culture Franco-Péruvienne et moi je suis Franco-Allemande-Algérienne ! De composer avec plusieurs origines ça nous a rapprochés.

 

Comment décrirais-tu l’esprit VELAZCOxURPI ? Quelles sont les valeurs de la marque ?

 

Nos potentiels clients et clientes ont le goût des belles choses. Nos produits durent, les gens qui nous achètent sont des connaisseurs de matériaux nobles. Une pièce VELAZCOxURPI, tu la gardes toute la vie en prenant le soin dont la pièce a besoin. Il y a des pièces qui ont même plusieurs usages : col amovible, veste modulable…

Nos valeurs ?  C’est l’humain, juste l’humain. On travaille avec les meilleurs artisans, on respecte leur travail, on compose avec eux. Il y a un partage, une double adaptation. Eux essayent de transcrire nos dessins comme nous nous inspirons de leur savoir-faire. A la fin le produit va vêtir des personnes et on espère qu’ils se sentiront bien dedans. 

Il y a autre chose qui me vient à l’esprit, c’est que j’ai dessiné des pièces pour mes copines. Pas des choses importables, qui ne m’iraient pas ou qui n’iraient pas aux femmes qui m’entourent.

 

Quel est, selon toi, l’état d’esprit idéal pour porter tes créations ? 

 

Tu portes VELAZCOxURPI quand tu veux ! Justement, on prône le confort. Celles qui portent VELAZCOxURPI sont des femmes curieuses, originales et qui se cherchent constamment, et ça ce n’est pas négatif, au contraire. Idem pour les hommes.  Derrière chaque pièce, il y a une histoire : le Pérou, l’artisan, nous… Porter du VELAZCOxURPI, c’est spirituel. On a choisi chaque tissu avec minutie et on va continuer. Dans notre première collection, il y a des cuirs, de la laine vierge, du coton et des tissages. Certaines matières vivent, elles ont une odeur. La laine vierge est brute, elle n’a jamais été teinte. Mais une fois portée, tu n’as pas l’air d’être une éleveuse de lamas non plus! 

Je pense que même nous on va évoluer et ça se sentira dans nos collections, il y aura toujours notre pâte mais ça va être évolutif. J’ai trop hâte !

Parle-nous un peu de cette première collection (le travail que ça vous a pris, les matériaux, l’esprit de la collection, les artisans…).

 

Voilà la description de la collection disponible sur le site :

 

« La première collection: LIMA-PARIS

Notre première collection est une prise de contact. 

 

Une prise de contact entre nous, d’abord, les créateurs de VELAZCO x URPI. 

LIMA-PARIS  est le fruit de notre rencontre créative, ce que nous avons créé à quatre mains, en apprenant à se connaître.

Notre première collection résulte aussi de la découverte des matériaux disponibles au Pérou. Le Pérou regorge de matériaux très inspirants. L’alpaga, le baby alpaga et les tissages colorés sont les plus connus. Mais pas que ! Avec LIMA-PARIS, nous commençons à apprivoiser des matériaux comme la Bayeta, le Tocuyo, trop peu connus et utilisés dans la mode. Nous mettons également à l’honneur les cuirs péruviens, d’une qualité incomparable. 

 

LIMA-PARIS est donc le résultat de notre rencontre créative et du premier contact avec ce pays des Andes étonnant et mystérieux. Nous utilisons des matériaux typiques pour donner forme à des pièces relativement classiques, européennes, des valeurs sûres. C’est le parfait équilibre entre les deux hémisphères. Les couleurs sont naturels : c’est la couleur de la laine vierge, le rose néon de la nature flamboyante péruvienne, les couleurs pâles de la ville de Lima. 

 

LIMA-PARIS par VELAZCO x URPI agit comme un prisme. Les connexions sont multiples dans notre monde connecté.

LIMA-PARIS ou une allure SPARTIATE, DEPOUILLÉE, FLUIDE, ELEGANTE et FUTURISTE. »

 

On travaille avec des tailleurs, des couturiers, un artisan du cuir et un joaillier. Notre objectif, à terme, c’est de construire un réseau d’artisans qui travailleraient pour nous ainsi que les meilleurs fournisseurs. Il y a tellement de choses à faire au Pérou, c’est impressionnant. On n’a pas fini d’être impressionnés et d’impressionner !

 

Quelle est ta création préférée de cette première collection et pourquoi ?

 

J’aime tout ! Ce que je mets le plus, c’est la POTAZO ROUGE et la veste URPI. La POTAZO ROUGE est une jupe courte en trapèze confectionnée à la main en tissage péruvien, il y a une doublure en taffetas toute douce. Je la mets avec tout, vraiment tout ! La URPI, c’est un bomber en cuir de mouton beige avec des applications en chevreau velours bordeaux et en tissage péruvien. C’est MA veste celle là. Avant d’avoir le prototype final, on est passé par pas mal d’étapes. Au début il ne devait pas y avoir de chevreau au niveau des manches et du bas du dos de la veste mais ces parties là de la veste se salissaient avec le frottement. Du coup, l’artisan a mis du chevreau et c’était canon. Je l’adore cette veste. Ma meilleure pote la porte aussi tout le temps et on lui demande toujours d’ou elle vient  …. ! VELAZCOxURPI . 

C’est une veste originale à ajouter dans son vestiaire parmi toutes les vestes noires, marrons ou grises. 

Tu remarqueras que chaque pièce à un petit nom bien pensé ! POTAZO, c’est en référence au fait que les jupes font de supers belles fesses ! Une casquette s’appelle GONZALO, c’est le petit cousin de José. Et ainsi de suite.

 

Quel est ton mood de prédilection pour créer ? 

 

Comme je suis encore en cours et que j’ai pas mal de boulot, souvent je me dis « allez Sarah, cette après midi tu dessines » mais souvent je suis peu productive à ces moments là. On est souvent inspirés à des moments incongrus. Alors j’ai toujours un petit carnet sur moi, et je note, je gribouille. Ca va de deux couleurs que j’ai aimées ensemble à un nom d’artiste ou d’une forme qui m’a interpellée. Avec José, on marche ! Ca peut paraître étrange mais quand on marche, on est hyper productif. A Lima, on marche beaucoup, les distances sont très grandes et il y a des heures de pointe avec des embouteillages monstres alors il faut marcher d’un fournisseur à un autre. Beaucoup de nos idées sont apparues à ces moments là. On s’inspire du Pérou d’aujourd’hui mais aussi de la période du règne Inca. On s’inspire de Paris. Moi je m’inspire de plus en plus de toute l’imagerie Africaine, les waxs, les couleurs … Je ne sais pas ce que ça pourrait donner.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir de VELAZCOxURPI ?

 

Cet été normalement on retourne au Pérou pour lancer la deuxième collection qui serait une collection Automne-Hiver. Je suis très très excitée. J’espère que ce projet va grandir encore et encore et que VELAZCOxURPI deviendra une marque de prêt-à-porter reconnue.

 

Quel est ton état d’esprit actuel vis-à-vis de VELAZCOxURPI ? Et celui de José ?

 

On ne se rend pas encore trop compte de tout ce que l’on a accompli. Parfois, je me pince. Il y a encore un peu plus de 6 mois, je me rendais au Pérou pour travailler, je ne pensais pas revenir en France chef d’entreprise à 22 ans. On va mettre toutes nos tripes dans notre projet. Advienne que pourra. Je pense que José pense la même chose, j’en suis certaine.

 

More info:

 

http://www.velazcoxurpi.com/

https://www.facebook.com/velazcoxurpi

 

Contact:

 sarah.forst.urpi@gmail.com

Photos, de gauche à droite et de haut en bas:


Iporanga House by Nitsche Arquitetos-Associados.

(Source: contemporist.com, via homelimag)

Transparency, geometry and light

Transparency, geometry and light

(Source: felinatral, via tulily)


Brussels Morning skies


My Atomium collection

Transparency

Transparency

(Source: rachelrutt, via tulily)


Ricardo Villalobos, Peculiar, Sei es drum 2010

Atmosphère

Atmosphère

(Source: modernfindings)

Quartier des antiquaires, Rouen, France

Quartier des antiquaires, Rouen, France


Melchior Productions Ltd. , Water Soul, Perlon 2007

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